AGITATEUR DE CONSCIENCE

Derrière chacune de ses œuvres se cache un conte intemporel où la femme se joue d’un homme à peine évoqué mais omniprésent.

Cadré hors conventions

Le style

Tel Gustave Courbet, Elka Leonard ne souhaite appartenir à aucune école, à aucune Académie, et surtout à aucun régime, si ce n’est le régime de la Liberté. Cependant, si l’on devait rapprocher son œuvre d’un courant artistique, elle s’immiscerait à l’interface du surréalisme et de la figuration libre.

 

Ses compositions traduisent un refus radical du monde rationnel, un monde entre rêve et réalité, une sorte de surréalité, pour reprendre André Breton (Manifeste du surréalisme, 1924). La peinture n’est pas là pour être un miroir qui reproduit les apparences du monde, mais pour disposer à son gré de ses aires et leur imposer une logique qui peut contredire les lois de la perception ordinaire.

 

Elka cherche à représenter son image intérieure, dont les sujets, tous cernés de noir, appartiennent tant au monde de la publicité, de la bande dessinée, de la mythologie, que de l’histoire de l’art.

 

L’équilibre de ses constructions picturales, la vivacité de ses acryliques, et la manière dont l’artiste investit la totalité de la toile caractérisent son œuvre.

 


Vivre la grande aventure d’être soi

Le sujet

En peignant, Elka Leonard souhaite faire réfléchir l’observateur sur l’homme du XXIème siècle. Ce dernier, prisonnier d’une multitude d’injonctions aliénantes en vient à se détourner de lui-même. Sur le plan de la pensée, l’heure est à la paresse, à la passivité, qui se manifestent par l’acceptation des idées sans questionnement ou réflexion personnelle préalable, par une soumission à quelque chose d’extérieur à soi qui gouverne l’individu à ses dépens, qui empiète sur son libre arbitre. Quelle place reste-t-il au silence intérieur, à l’émergence d’idées et à la pensée ? Comment retrouver son propre libre arbitre ?

 

La connaissance de soi et la quête de liberté deviennent alors le fil conducteur de toute son œuvre.  Elka cherche à mettre l’esprit en éveil et à le conduire sur le chemin de la pensée et de ses interrogations. Peintre d’idées, elle associe des objets du quotidien, l’histoire culturelle, et des idéaux philosophiques, dans une approche résolument positive, dont le regard est un faux miroir, qui conjugue visible et lisible.

Ses interprètes, les Femmes, cherchent à retrouver leur singularité. Épicuriennes, elles laissent leurs aspirations et leurs pensées guider leurs choix. Le désir devient l’un des moyens de se reconnecter à soi-même.

Une nouvelle manière d’entrevoir le monde se dessine alors.


La femme, une sensualité souveraine

Les interprètes

Son travail est un hommage à la féminité : la femme, les femmes, la Créatrice, celle qui donne la vie non seulement par la naissance mais aussi par la pensée. À l’image d’Eve qui accomplit le premier geste de liberté, en goûtant la pomme, et qui, curieuse, va vers la connaissance, et ouvre la voie du libre arbitre.

 

La femme surgit comme un symbole, une représentation de puissance, ignorant le plaisir qu’elle suscite. Aussi sensuelle que distante, elle s’impose à nous dans une superbe arrogance. Malheur à l’homme qui ferait montre de la moindre faiblesse !

 

À l’image d’Oscar Wilde capable de résister à tout sauf à la tentation, elle ne se contente pas d’exister, elle veut vivre la grande aventure d’être elle-même.



Se souvenir des mythes fondateurs

Le décor

Elka met au service de son œuvre la riche tradition de l’artisanat d’art.

 

Ses personnages évoluent dans des univers typés, empreints d’histoire et de références, dépositaires d’une culture française à la fois rétro et très contemporaine. Elka Leonard ose emprunter à toutes les époques, avec pour période de prédilection les Années Folles. Leur aspiration nouvelle à la liberté et la joie de vivre, la grande effervescence culturelle et intellectuelle de cette époque, marquée par la créativité et l'exubérance, sont proche de sa personnalité. Paris qui devint, pour certains, le centre des plaisirs et d'une vie au luxe ostentatoire, pourrait être le cadre de vie de ses Femmes.

 

De nombreux détails semés avec malice invitent le spectateur à imaginer le non-dit, le suggéré, le censuré.



Une peinture cinématographique

Le synopsis

Elka peint des contes intemporels. Les personnages y jouent entre eux des scènes à la dramaturgie très précise, dans lesquelles l’artiste ménage des zones d’ombre, et offre à chacun la possibilité de se reconnaître et de choisir sa propre interprétation.

 

Ses œuvres ont ainsi des airs de peinture cinématographique où les plans temporels s’imbriquent : d’une part la représentation actuelle d’une personnalité provocatrice, d’autre part un regard rétrospectif sur le passé, qui n’est autre que l’expérience acquise.

Tous droits réservés

Pour toute requête concernant l'usage d'image du travail d'Elka Leonard, contactez:

elka@elkaleonard.com

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