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AGITATEUR DE CONSCIENCE

Elka Leonard

L'artiste

Artiste peintre autodidacte, au parcours atypique, mêlant entreprenariat et art, Elka Leonard couche sur la toile, depuis maintenant vingt-cinq ans, un univers pictural haut en couleur et liberté. Sensible à tout ce qui l’entoure, elle peint au plus proche de sa réalité intérieure.

Derrière chacune de ses œuvres se cache un conte intemporel où la femme se joue d’un homme à peine évoqué mais omniprésent.

Cadré hors conventions

Le style

« Quand je serai mort, il faudra qu’on dise de moi: celui-là n’a jamais appartenu à aucune école, à aucune église, à aucune institution, à aucune Académie, surtout à aucun régime, si ce n’est le régime de la liberté. » (Gustave Courbet- 1870)


Elka Leonard est une de ces artistes que l’on ne peut définir qu‘en énumérant les mouvements auxquels elle n’appartient pas. 
C’est la vivacité de ses acryliques qui attire de prime abord de façon magnétique, le regard, puis vient l’équilibre parfait de ses constructions picturales. Dans ses œuvres, tout est net, cadré mais avec une singularité : sa signature qui fait toujours partie intégrante du tableau. Au spectateur de la trouver !

 


Vivre la grande aventure d’être soi

Le sujet

La connaissance de soi et la quête de liberté sont les fils conducteurs de toute son œuvre. Pour Elka Leonard, il ne s’agit pas de jouer un personnage, de paraître, mais d’être. 

En peignant, Elka Leonard souhaite faire réfléchir l’observateur sur l’homme du XXIème siècle. Ce dernier, prisonnier d’une multitude d’injonctions aliénantes en vient à se détourner de lui-même. Sur le plan de la pensée, l’heure est à la paresse, à la passivité qui se manifestent par l’acceptation des idées sans questionnement ou réflexion personnelle préalable par, une soumission à quelque chose d’extérieur à soi qui gouverne l’individu à ses dépens, qui empiète sur son libre arbitre. Quelle place reste-t-il au silence intérieur, à l’émergence d’idées et à la pensée ? Comment retrouver son propre libre arbitre ?

Face à cela, ses Femmes cherchent à retrouver leur singularité. Épicuriennes, elles laissent leurs aspirations et leurs pensées guider leur choix. Une nouvelle manière d’entrevoir le monde se dessine alors.


La femme, une sensualité souveraine

Les interprètes

Son travail est un hommage à la féminité : la femme, les femmes, la Créatrice, celle qui donne la vie non seulement par la naissance mais aussi par la pensée. À l’image d’Eve qui accomplit le premier geste de liberté, en goûtant la pomme et qui curieuse va vers la connaissance, ses Femmes ouvrent la voie du libre arbitre.

Elka les dépeint indépendantes, sûres d’elles et de leur séduction. À l’image d’Oscar Wilde « capable de résister à tout sauf à la tentation »,ses Femmes ne se contentent pas d’exister, elles veulent vivre la grande aventure d’être elles-mêmes, être tentées. Esthètes, elles ont les goûts les plus simples qui soient : elles se contentent du meilleur.



Se souvenir des mythes fondateurs

Le décor

Ses personnages évoluent dans des univers typés, empreints d’Histoire et de références, dépositaires d’une culture française à la fois rétro et très contemporaine. Elka Leonard ose emprunter des références à tous les domaines artistiques. Ces détails semés avec malice invitent le spectateur à imaginer le non-dit, le suggéré, le censuré. Chacun est d’importance: le motif d’un tissu, d’un coussin, ou d’une sculpture.

Les Années Folles, et leurs aspirations nouvelles à la liberté et à la joie de vivre, sont son époque de prédilection. La grande effervescence culturelle et intellectuelle de cette époque, marquée par la créativité et l'exubérance, est proche de sa personnalité. Paris qui devint, pour certains, le centre des plaisirs et d'une vie au luxe ostentatoire, pourrait être le cadre de vie de ses Femmes.



Une peinture cinématographique

Le synopsis

Elka peint des contes intemporels où la femme se joue d’un homme ou de l’Homme, à peine évoqué mais omniprésent… Elle se met en scène sous son regard. Les personnages jouent entre eux des scènes à la dramaturgie très précise dans laquelle l’artiste ménage des zones d’ombre. La peinture se fait alors mentale, elle questionne la notion d’intimité, de souvenir et d’oubli. Sans jamais dévoiler sa vision, l’artiste offre à chacun la possibilité de se reconnaître et de choisir sa propre interprétation.

Ses œuvres ont ainsi des airs de peinture cinématographique. Chaque œuvre est le théâtre d’un passé, d’un présent et d’un futur qui s’entremêlent car pour reprendre André Bercoff « ce qui compte, c’est le supplément d’âme, le plein du passé, et l’excellence du présent. »

Le désir, omniprésent dans son travail, crée une tension intérieure qui reconnecte l’être à lui-même. Et si toutes ses œuvres évoquent le moi profond, c’est à travers divers scénarii que la liberté prend place.